Installation vidéo pour trois écrans, 2K ; co-production Biennale de Charleroi danses, CECN2 Le Studio, Maubeuge, France, résidence Institut Français (IF) de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso et avec le soutien de l’Ambassade de France en Belgique (diffusion).
Spatialisation sonore Pascale Schaer. Remerciements Salamata Ilboudo et Bibata Sini.
Vanishing point s’attache aux phénomènes d’exclusion qui frappent certaines femmes dans le contexte actuel de développement urbain et économique des grandes villes en Afrique de l’Ouest. Restitué sous forme d’un triptyque vidéo Vanishing point interroge les formes de cette exclusion par association d’un regard sur l’architecture de la ville et sur le corps des femmes au travail.
Le corps comme catalyseur d’un état du monde, comme dans la peinture de Courbet, une définition qu’Arlette Farge fait de l’archive, et qui pourrait être celle de la photographie des corps : «[…] une irruption brusque, inattendue et envahissante [qui] entre en scène et devient l’une des aunes à partir de laquelle se mesure et se dessine la complexité du social.» Ce que l’archive délivre a valeur, au-delà de la description, de commentaire sur la vie de l’homme et de la femme aux prises avec l’ensemble de la scène sociale.
Une retranscription d’entretiens directs menés en marge du tournage, présenté et imprimés sur papier affiche au format A0 (versions fr/eng/mooré) complète le dispositif de monstration.